Extrait de John Main osb, « S’engager à la simplicité », Le chemin de la méditation, Bellarmin, 2001, p. 55-57.
En méditant, nous apprenons à être. Non pas à être un personnage ou quelque chose de particulier, mais simplement à être […] dans un état d’absolue simplicité. Nous ne cherchons pas à agir. Nous ne cherchons pas à nous excuser d’être qui nous sommes ou tels que nous sommes. Nous vivons simplement à partir du tréfonds de notre être, protégés et fortifiés par notre enracinement dans la réalité. C’est un idéal étranger à la plupart d’entre nous parce que nous avons appris à penser que la vérité réside uniquement dans la complexité. Cependant, nous savons tous profondément que la vérité ne se découvre que dans l’absolue simplicité, dans l’ouverture.
La méditation est le moyen d’opérer une percée du monde de l’illusion dans la pure lumière de la réalité. La grande illusion qui retient la plupart d’entre nous consiste à croire que nous sommes le centre du monde et que toute chose ou tout être tourne autour de nous. Or nous apprenons avec la méditation que tel n’est pas le cas. […] La méditation est une voie royale de libération. Nous sommes libérés du passé et nous nous ouvrons à la vie qui se présente à chaque instant. Nous apprenons que nous sommes parce que Dieu est, [… et] que le fait d’être, tout simplement, est notre don le plus précieux.
Méditez pendant 30 minutes
Rappelez-vous : Asseyez-vous. Restez immobile et le dos droit. Fermez doucement les yeux. Soyez détendu mais vigilant. En silence, intérieurement, commencez à dire un mot unique. Nous recommandons le verset de prière « Maranatha » qui signifie « Viens, Seigneur » en araméen. Récitez-le en détachant chaque syllabe. Ecoutez-le tout en le disant, doucement, mais sans discontinuer. Ne retenez et n’entretenez aucune pensée, aucune image, spirituelle ou autre. Laissez passer les pensées et les images qui surgissent. Ramenez simplement votre attention – avec humilité et simplicité – sur la répétition intérieure de votre mot dans la foi, du début à la fin de votre méditation.
Après la méditation
Dietrich Bonhoeffer, (pasteur condamné à mort par les nazis), extrait de Lettre à sa famille (Revue Prier, 1988).
Fidèlement environné de forces bienveillantes, maintenu dans une joie surnaturelle, je veux vivre ces jours avec vous et, avec vous, entrer dans une année nouvelle. Merveilleusement gardés par des forces bienveillantes, nous attendons sans crainte l’avenir. Dieu est avec nous soir et matin et le sera jusqu’au dernier jour.